Traité de soufisme. Les maîtres et les étapes

8,70 €
Disponible
  • 211
  • Août 2011

Eminente autorité spirituelle, l’auteur jette un pont entre l’orthodoxie et la mystique, devenues inconciliables après la condamnation et l’exécution de Hallâj à Bagdad. Il articule les sentences des premiers Maîtres du grand âge (Junayd, Dhû-l-Nûn Misrî, Râbi‘a, Bistâmî, Nûrî, Chiblî…) aux versets coraniques et aux dits de la Tradition...

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Présentation de l'éditeur : Ecrit au Xe siècle, le Traité de soufisme de Kalâbâdhî est l’un des plus anciens. Eminente autorité spirituelle, l’auteur jette un pont entre l’orthodoxie et la mystique, devenues inconciliables après la condamnation et l’exécution de Hallâj à Bagdad. Il articule les sentences des premiers Maîtres du grand âge (Junayd, Dhû-l-Nûn Misrî, Râbi‘a, Bistâmî, Nûrî, Chiblî…) aux versets coraniques et aux dits de la Tradition.
Bien plus que biographe ou compilateur, l’auteur, grand initié lui-même, éclaire les stations et les demeures de la Voie, témoignant ainsi de son expérience spirituelle. Le plan suivi par l’auteur est clair et logique : Un préambule et une entrée en matière définissant ce qu’est le soufi, puis une énumération des soufis les plus connus (chap. 1 à 4 ). Par des considérations linguistiques, Kalâbâdhî rattache le mot soufi aux notions de pureté (safâ’) et d’élection (safwa), et ceci lui permet de justifier l’appellation de soufis pour les Compagnons du Prophète. Inversement, les soufis seront désignés par les hagiographes, tels que Abû Nu’aym ( 420/1038) et Ibn al-Jawzî ( 597/1200), comme “les purs” et “les hommes de l’élection divine”. Une profession de foi détaillée, conforme à l’enseignement de l’islam majoritaire (chap. 5 à 30). Les définitions des termes utilisés conventionnellement par les soufis pour désigner leurs états spirituels et leurs expériences intérieures (chap. 51 à 63). Leur comportement, et les charismes dont ils peuvent être l’objet de la part de Dieu. Un dernier chapitre, en relation avec l’expérience extatique, est consacré à “l’audition spirituelle” (samâ’) et aux opinions des maîtres à son sujet (chap. 64 à 75). La raison principale de l’estime dans laquelle a été tenu le Traité de soufisme de Kalâbâdhî jusqu’à nos jours est sans doute la présence, dans le premier tiers de l’ouvrage, d’une véritable profession de foi. Cet exposé très détaillé des options de foi des soufis montre en effet leur parfait accord avec l’enseignement de la Loi et les principes fondamentaux de l’Islam, basés sur le Coran et la Tradition du Prophète. Le soufisme tel que le définit Kalâbâdhî apparaît donc comme un prolongement normal de la vie religieuse au sein de l’Islam majoritaire, et non pas comme situé en dehors de lui ou en contradiction avec la Loi. Sans ce livre, nous ne connaîtrions pas vraiment le soufisme, disait Suhrawardi.

Fiche technique

Référence
9782742799480
Date de parution
Août 2011
Collection
Babel
Hauteur (mm)
176
Largeur (mm)
110
Epaisseur (mm)
15
Poids (g)
180
Format
Broché
Format bis
Poche
Langue
Français
Traduction
Deladrière, Roger
Pages
211
Kalâbâdhî, Abû bakr

Abū Bakr Muhammad b. Ishaq b. Ibrahīm al-Hanjī al-Bukhārī al-Kalābādhī. On sait peu sur lui sinon qu’il fut juriste. D’origine persane, il est peut-être né en 925 à Boukhara où il passa sa vie et mourut aux environs de 990 et où sa tombe est toujours honorée.

Il exposa dans les 75 chapitres de son Kitab at-ta’arruf li-madhhab ahi al- Taṣawwuf les fondements de la doctrine des soufis. Le livre s’articule en cinq parties : une introduction générale sur le sens du mot « soufi » et une énumération des grands maîtres spirituels ; un exposé des dogmes de l’islam du point de vue du taṣawwuf; un sur les « stations » (maqāmāt) spirituelles ; et un sur les différents phénomènes du soufisme. Il y réhabilite la valeur spirituelle des rythmes musicaux et du sama‘, le concert spirituel. Il est un des premiers à tenter de réconcilier la doctrine des soufis et l’islam exotériste. Il fit autorité en son temps et demeure très estimé des musulmans. Son ouvrage fut traduit en anglais en 1935 par J. Arberry sous le titre The Doctrine of the Sufis by al-Kalabadhi.