Paroles d'un soufi

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  • Septembre 1998

Kharaqânî a été unanimement reconnu comme Maître suprême à son époque. Par ses paroles d'éveil, il s'inscrit dans la généalogie spirituelle, mystique et historique des Porteurs de lumière. Aux anges qu lui demandent les raisons de sa vitesse, il répond : "Je suis un homme et je suis composé de lumière et de feu. La vitesse de ma course vient du feu du désir de Dieu".

Quantité

Présentation de l'éditeur : Abû al-Hasan al Kharaqânî (963-1033) est l'un des premiers grands soufis d'origine iranienne sur lequel nous disposons d'un corpus littéraire. L'essentiel de ce corpus se compose de deux textes, La lumière des sciences (Anonyme, XIIIe s) et un texte d'Attar, qui fait partie du supplément à son célébrissime mémorial des saints publié dans la même collection. Kharaqânî a été unanimement reconnu comme Maître suprême à son époque. Par ses paroles d'éveil, il s'inscrit dans la généalogie spirituelle, mystique et historique des Porteurs de lumière. Aux anges qu lui demandent les raisons de sa vitesse, il répond : "Je suis un homme et je suis composé de lumière et de feu. La vitesse de ma course vient du feu du désir de Dieu" Génial analphabète, il se distingue par l'intempérence et l'incontinence de son verbe. La plupart de ses paroles sont des énoncés chocs où l'humilité du Maître entre en collision avec la gloire divinne qu'il exprime. Un siècle après Hallâj, Kharaqânî s'affirme vide de toute connaissance héritée, comme le prophète Muhammad. 

Fiche technique

Référence
9782020330282
Date de parution
Septembre 1998
Collection
Points-Sagesse
Hauteur (mm)
178
Largeur (mm)
113
Epaisseur (mm)
8
Poids (g)
180
Format
Broché
Format bis
Poche
Langue
Français
Traduction
Tortel, Christiane
Pages
282
Al-Kharaqânî, abû al-Hassan

Abu al-Hassan Ali ibn Ahmad ibn Ja’far ibn Salmān Kharaqāni ou Shaikh Abul-Hassan Kharaqāni est l'un des maîtres les plus créatifs du soufisme iranien. Il est né en 352 de l'hégire (963 A.D.) à Kharaqân, village proche de Bastâm, dans la région de Khorassan au nord-est de l'Iran actuel. Il est mort en 425 de l'hégire dans le même village. Kharaqâni est un homme qui ne sait ni lire ni écrire jusqu'à la fin de sa vie; pourtant vénéré par les plus grands maîtres soufis de son époque tel Abu Sa'id Abu'l Kheyr, Qoshayri, Ansâri...

Son rang dans la mystique iranienne et musulmane est incontestablement parmi les soufis les plus inventifs, les plus créatifs. Apparemment, la confrérie qui a déclaré ses liens avec Kharaqâni en premier lieu est celle des Naqshbandi.

Farid ud-Din 'Attâr de Nishâbur lui consacre un grand chapitre dans son livre Tazkirat ul-Awliyâ, Le mémorial des Saints. Kharaqâni parlait en persan et tous ce qui nous est parvenu par ses dires est en persan, dans le dialecte de Khorassân.