Amkoullel l'enfant peul - Mémoires

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  • Mars 2000

Amkoullel, tel est le surnom que porte le jeune Hampâté Bâ quand, au début du XXe siècle, il s'initie aux traditions familiales séculaires. A la fois roman d'aventure, tableau de mœurs et fresque historique, ce livre restitue dans une langue savoureuse et limpide toutes les richesses, les couleurs et la vie du grand récit oral africain.

Quantité

Amkoullel, tel est le surnom que porte le jeune Hampâté Bâ quand, au début du XXe siècle, il s'initie aux traditions familiales séculaires. Fréquentant l'école française en même temps que la coranique, courant la savane alors que des proches partent pour une guerre que l'on dit mondiale, mais qui les concerne si peu, à l'écoute des grands maîtres de la parole, il devient lui-même, à son insu, un griot, garant et dépositaire d'une civilisation orale en pleine mutation. A la fois roman d'aventure, tableau de mœurs et fresque historique, ce livre restitue dans une langue savoureuse et limpide toutes les richesses, les couleurs et la vie du grand récit oral africain.

Fiche technique

Référence
9782290306413
Date de parution
Mars 2000
Collection
J'ai lu Récit
Hauteur (mm)
180
Largeur (mm)
110
Epaisseur (mm)
22
Poids (g)
250
Format
Broché
Langue
Français
Pages
445
Hampâté Bâ, Amadou

Amadou Hampâté Bâ, né en 1900 ou 1901 à Bandiagara (Mali) et mort le 15 mai 1991 à Abidjan (Côte d’Ivoire), est un écrivain et ethnologue malien, défenseur de la tradition orale, notamment peule. Membre du Conseil exécutif de l'Unesco de 1962 à 1970, il y lance son appel, « En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle », une formule devenue proverbiale.

Lors de la onzième conférence générale de l'Unesco Amadou Hampâté Bâ prononce un discours le 1er décembre 1960 où il demande « que la sauvegarde des traditions orales soit considérée comme une opération de nécessité urgente au même titre que la sauvegarde des monuments de Nubie ». Il a cette métaphore : « Pour moi, je considère la mort de chacun de ces traditionalistes comme l’incendie d’un fond culturel non exploité ». En 1962, au Conseil exécutif de l'Unesco où il a été récemment élu, il répond au sénateur américain Benson qui traite les africains d'ingrats, analphabètes et ignorants : « Je concède que nous sommes des analphabètes, mais je ne vous concède pas que nous soyons des ignorants.[...] Apprenez que dans mon pays, chaque fois qu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui a brûlé ». Dans la pure tradition orale, la formule est abondamment reprise et déclinée en de multiples variantes, telles que « Chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est toute une bibliothèque qui brûle ». L'auteur fait lui-même une mise au point lors du Festival mondial des arts nègres de Dakar en 1966 et reformule ainsi sa pensée : « En Afrique, chaque fois qu'un vieillard traditionaliste meurt, c'est une bibliothèque inexploitée qui brûle ».

Sa déclaration – « véritable fleur de l'oralité » – a pris le rang de proverbe africain et Hampâté Bâ incarne désormais le « vieillard-bibliothèque ».