Vie et enseignement de Tierno Bokar. Le sage de Bandiagara

7,80 €
Disponible
  • 254
  • Août 2014

« Ton devoir est de chercher quelle est ton existence réelle. Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Pourquoi as-tu été créé ? En quoi consiste ton bonheur ? En quoi consiste ton malheur ? » Au début du XXe siècle, au cœur de l’Afrique, au Mali, la lumière de Dieu a brillé sur un homme : Tierno Bokar, que l’on appelait le Sage de Bandiagara...

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« Ton devoir est de chercher quelle est ton existence réelle. Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Pourquoi as-tu été créé ? En quoi consiste ton bonheur ? En quoi consiste ton malheur ? » Au début du XXe siècle, au cœur de l’Afrique, au Mali, la lumière de Dieu a brillé sur un homme : Tierno Bokar, que l’on appelait le Sage de Bandiagara. Cheikh de la confrérie soufie Tidjaniya, il fut une pure et haute figure non seulement de l’islam en Afrique noire, mais de la spiritualité universelle. Sa vie est retracée dans ses lieux et dans son contexte politique et religieux pour situer la parole et l’enseignement du maître, qui font l’objet des deux autres parties de l’ouvrage.

Fiche technique

Référence
9782757841952
Date de parution
Août 2014
Collection
Points-Sagesse
Hauteur (mm)
178
Largeur (mm)
110
Epaisseur (mm)
13
Poids (g)
160
Format
Broché
Langue
Français
Pages
254
Hampâté Bâ, Amadou

Amadou Hampâté Bâ, né en 1900 ou 1901 à Bandiagara (Mali) et mort le 15 mai 1991 à Abidjan (Côte d’Ivoire), est un écrivain et ethnologue malien, défenseur de la tradition orale, notamment peule. Membre du Conseil exécutif de l'Unesco de 1962 à 1970, il y lance son appel, « En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle », une formule devenue proverbiale.

Lors de la onzième conférence générale de l'Unesco Amadou Hampâté Bâ prononce un discours le 1er décembre 1960 où il demande « que la sauvegarde des traditions orales soit considérée comme une opération de nécessité urgente au même titre que la sauvegarde des monuments de Nubie ». Il a cette métaphore : « Pour moi, je considère la mort de chacun de ces traditionalistes comme l’incendie d’un fond culturel non exploité ». En 1962, au Conseil exécutif de l'Unesco où il a été récemment élu, il répond au sénateur américain Benson qui traite les africains d'ingrats, analphabètes et ignorants : « Je concède que nous sommes des analphabètes, mais je ne vous concède pas que nous soyons des ignorants.[...] Apprenez que dans mon pays, chaque fois qu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui a brûlé ». Dans la pure tradition orale, la formule est abondamment reprise et déclinée en de multiples variantes, telles que « Chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est toute une bibliothèque qui brûle ». L'auteur fait lui-même une mise au point lors du Festival mondial des arts nègres de Dakar en 1966 et reformule ainsi sa pensée : « En Afrique, chaque fois qu'un vieillard traditionaliste meurt, c'est une bibliothèque inexploitée qui brûle ».

Sa déclaration – « véritable fleur de l'oralité » – a pris le rang de proverbe africain et Hampâté Bâ incarne désormais le « vieillard-bibliothèque ».