Le règne de la Quantité et les Signes des Temps

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  • Juin 2015

À la fin de l'hiver 1944, au milieu des ruines de la guerre, Jean Paulhan qui avait été le principal artisan de l'entrée de René Guénon chez Gallimard reçut le manuscrit du Règne de la quantité et les signes des temps ; il le trouva «splendide».

Quantité


À la fin de l'hiver 1944, au milieu des ruines de la guerre, Jean Paulhan qui avait été le principal artisan de l'entrée de René Guénon chez Gallimard reçut le manuscrit du Règne de la quantité et les signes des temps ; il le trouva «splendide». Le diagnostic sévère porté par l'auteur sur les sociétés occidentales, dès 1927 dans La crise du monde moderne, était confirmé ; il voulait revenir depuis longtemps sur le sujet mais l'histoire l'avait devancé : «... les événements n'ont confirmé que trop complètement, et surtout trop rapidement, toutes les vues que nous exposions alors sur ce sujet, bien que nous l'ayons d'ailleurs traité en dehors de toute préoccupation d'"actualité" immédiate...», écrit-il dans l'avant-propos. Les malheurs des temps étaient le fruit des déviations intellectuelles et spirituelles qui avaient touché l'ensemble des modes de vie et de pensée des Occidentaux au fil des siècles depuis la fin du Moyen Âge. Il en dresse un inventaire rigoureux mesurant à leur aune les illusions génératrices des «fissures de la Grande Muraille» censée protéger l'Occident : elles annonçaient son écroulement. Mais le regard froid porté par Guénon sur un monde en perdition éclaire en même temps le chemin d'un retour à l'ordre véritable des choses ; il nous a fait don, au soir de sa vie, d'un maître livre, riche d'une approche doctrinale très solidement argumentée, sur laquelle ce temps qui conspire plus que jamais à notre perte n'a pas de prise.

Fiche technique

Référence
9782070149414
Date de parution
Juin 2015
Collection
Tradition
Hauteur (mm)
224
Largeur (mm)
140
Epaisseur (mm)
20
Poids (g)
380
Format
Broché
Langue
Français
Pages
300
Guénon, René

Né à Blois en novembre 1886, René Guénon s'installe à Paris en 1904, afin de préparer les concours aux grandes écoles en mathématiques spéciales. Parallèlement, il s'intéresse aux mouvements occultistes de toutes sortes qui fleurissent à cette époque dans la capitale. L'année de son mariage, en 1912, il est reçu en maçonnerie à la Grande Loge de France, puis, en islam, est initié au soufisme et prend le nom d'Abdel Wahid Yahia, «le Serviteur de l'Unique». Titulaire en 1916 d'un diplôme d'études supérieures de philosophie consacré à Leibniz et au calcul infinitésimal, il fréquente Jacques Maritain et les milieux thomistes. Il voua alors sa vie à la seule quête de la Connaissance ou Somme métaphysique traditionnelle, dénonce les errements des religions occultistes, collabore à de nombreuses publications consacrée à la Science cachée, particulièrement, dès 1925, à la revue Le Voile d'Isis, qui devient bientôt Études traditionnelles. En 1928, à la mort de sa femme, il quitte Paris, puis l'Europe, pour s'installer définitivement en terre d'Islam. Il vit au Caire à partir de 1930, épouse la fille d'un cheikh en 1934. Il s'attelle à la dénonciation systématique de la rupture opérée par le monde occidental depuis la fin du Moyen Âge avec l'inspiration spirituelle qui doit commander à l'organisation religieuse et sociale : il publie Orient et Occident, qui fixe les conditions de la reconstitution d'une véritable élite (1924), puis La crise du monde moderne, Le roi du monde (1927) et Autorité spirituelle et pouvoir temporel. Il meurt le 7 janvier 1951. Il est l'auteur de vingt-six ouvrages et de trois cent cinquante articles qui formeront la matière de dix volumes.